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VISA ETATS-UNIS

Visa Travail USA : types, et démarches pour travailler aux États-Unis

Pour immigrer et travailler aux États-Unis, vous devez impérativement obtenir une offre d'emploi et être parrainé (sponsorisé) par un employeur américain, ou passer par un programme d'immigration permanent (comme la Green Card)

Comment obtenir un visa et partir travailler aux États-Unis ?

Pour partir travailler aux États-Unis légalement, les travailleurs étrangers doivent obtenir un visa de travail adapté à leur situation professionnelle. Le choix du visa dépend de votre profil, de vos qualifications et de votre projet. Les options les plus courantes sont :

 

Le visa H-1B pour les travailleurs qualifiés,

Le visa L-1 pour les transferts intra-entreprises,

Le visa E-2 pour les investisseurs et entrepreneurs souhaitant créer ou développer une activité sur le territoire américain.

Important : l’obtention d’un visa repose généralement sur le soutien d’un employeur américain prêt à vous sponsoriser. Vous aurez besoin d’un visa en règle et il est recommandé de démarrer votre recherche d’emploi bien en amont pour identifier un employeur sponsor. Il existe également le visa J-1, destiné aux stages et programmes d’échange culturel, qui permet de séjourner aux États-Unis pendant un ou deux ans.

Peut-on travailler aux États-Unis avec un visa de tourisme ?

La réponse est non ! Il n’est pas légalement permis de travailler aux États-Unis avec un visa touristique. Les visas B-1/B-2 (aussi notés B1/B2), même s’ils peuvent permettre de séjourner jusqu’à 6 mois par an aux États-Unis, sont strictement réservés au tourisme, aux visites familiales, aux soins médicaux (visa B-2) ou aux voyages d’affaires de courte durée (visa B-1), pour assister à des conférences ou négocier des contrats par exemple.

 

De même, le programme d’exemption de visa (Visa Waiver Program) accessible via l’ESTA ne permet pas non plus de travailler. Cette exemption de visa est uniquement valable pour des séjours touristiques ou d’affaires de 90 jours maximum.

 

Travailler avec votre passeport et un simple visa touristique est considéré comme une violation des conditions du visa, ce qui peut entraîner de graves conséquences, notamment :

 

L’annulation immédiate du visa,

L’expulsion des États-Unis,

L’interdiction de revenir aux États-Unis pendant une certaine période.

 

Pour éviter ces complications, assurez-vous d’obtenir un visa de travail approprié, comme le visa H-1B ou le visa L-1.

Coût et délai d’obtention d’un visa de travail pour les États-Unis

Avant de vous lancer dans cette démarche, vous vous posez probablement des questions sur la durée et le coût de cette procédure.

Pour obtenir un visa de travail américain, comptez plusieurs mois de procédure. Le délai varie généralement entre 1 et 6 mois selon le type de visa et le mode de traitement choisi. Un conseil : n’achetez pas vos billets d’avion avant de l’avoir obtenu ! Une fois votre demande approuvée par les services d’immigration américains (USCIS), vous devrez remplir le formulaire DS-160 en ligne puis prendre rendez-vous à l’ambassade des États-Unis pour un entretien consulaire, étape obligatoire avant la délivrance du visa.

 

Côté porte-monnaie, l’obtention d’un visa est un investissement non négligeable. Les frais varient selon le type de visa demandé. Si vous souhaitez être assisté d’un avocat spécialisé en immigration, prévoyez environ 3 000 dollars supplémentaires, ou encore 1 000 dollars pour une procédure accélérée.

Les visas temporaires de catégorie H : visa H-1B et visa H-2B

Les visas de travail temporaire de catégorie H s’adressent aux professionnels qualifiés (H-1B) et aux travailleurs saisonniers, agricoles et non-agricoles (H-2A et H-2B).

Le visa H-1B est un permis de travail temporaire destiné aux professionnels qualifiés qui possèdent des compétences spécifiques dans des domaines pointus. Il vous faudra un diplôme équivalent à un Bachelor (Bac +3 minimum), selon les Services de Citoyenneté et d’Immigration des États-Unis (USCIS), et surtout un employeur américain prêt à vous parrainer.

 

Votre employeur doit d’abord obtenir une certification auprès du Département du Travail, puis déposer le formulaire I-129 auprès de l’USCIS. Comme les demandes sont nombreuses, l’attribution des visas se fait par le biais d’une loterie électronique. Il y a un quota annuel : 65 000 visas pour les titulaires d’un Bachelor et 20 000 supplémentaires réservés aux détenteurs d’un master ou d’un diplôme supérieur obtenu aux États-Unis. Concernant les frais, comptez environ 405 dollars pour le visa H-1B, auxquels s’ajoutent 500 dollars de frais de demande pour l’employeur lors de la soumission du dossier.

 

Le visa H-1B est valable pour trois ans, renouvelable une fois pour un total de six ans. Il offre aussi une flexibilité intéressante : vous pouvez changer d’employeur sous certaines conditions. De plus, vos proches (le conjoint et les enfants célibataires de moins de 21 ans du titulaire du visa H-1B) peuvent vous accompagner avec un visa H-4.

 

Un autre avantage ? Le visa H-1B peut ouvrir la porte au précieux sésame : la Green Card, un visa immigrant qui permet de vivre et travailler de façon permanente aux États-Unis. Avec ce visa, si vous perdez votre emploi, vous avez 60 jours pour en retrouver un ou demander un autre visa, sans quoi vous devrez quitter le pays.

 

Le visa H-2B constitue une alternative intéressante. Si vous cherchez à occuper un poste temporaire dans un secteur d’activité comme le tourisme, l’hôtellerie ou la construction, ce visa est fait pour vous. Il est destiné aux travailleurs non agricoles pour des emplois saisonniers ou temporaires. Bien que le nombre de visas H-2B soit limité chaque année, ce titre de séjour permet de travailler aux États-Unis pour une période pouvant aller jusqu’à trois ans.

Le visa de transfert intra-entreprise L-1

Le visa L-1, connu sous le nom de visa de transfert intra-entreprise, est destiné aux cadres, dirigeants et employés possédant des connaissances spécialisées qui sont transférés d’une entreprise étrangère vers une filiale, une succursale ou une société affiliée aux États-Unis. Il s’adresse principalement aux multinationales qui souhaitent faciliter la mobilité de leur personnel qualifié. Il existe deux sous-catégories : le L-1A pour les cadres et dirigeants, et le L-1B pour les employés ayant des connaissances spécialisées. Ce visa est prisé par les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, qu’il s’agisse de start-ups technologiques ou de grandes sociétés pharmaceutiques.

 

Pour obtenir ce visa de travail L-1, vous devez avoir travaillé au moins un an dans l’entreprise étrangère avant le transfert. L’entreprise américaine doit avoir un lien direct avec la société étrangère (filiale, succursale, société mère ou affiliée). Le poste aux États-Unis doit être de nature managériale, exécutive ou nécessiter des connaissances spécialisées. Contrairement au visa H-1B, le L-1 ne requiert pas de diplôme spécifique. C’est votre employeur qui dépose la demande d’autorisation de travail auprès des services d’immigration américains (USCIS), suivi d’une demande de visa auprès d’un consulat américain. Vous devrez ensuite, comme pour tous les visas, prendre rendez-vous à l’ambassade pour un entretien consulaire.

 

La durée de validité du visa L-1A peut aller jusqu’à 7 ans pour les cadres et dirigeants, et jusqu’à 5 ans pour les détenteurs d’un L-1B. Une fois la durée maximale atteinte, il faudra quitter les États-Unis pendant au moins un an avant de pouvoir redemander ce statut.

 

Le visa L-1 permet aussi de demander une résidence permanente tout en conservant son statut temporaire. Les conjoints et enfants célibataires de moins de 21 ans peuvent obtenir un visa L-2, à savoir une autorisation de travail aux États-Unis.